Ils ont inventé une éponge anti-pollution en nanotubes de carbone

On 7 mai 2012 by Smide

En 2010, Andre Geim et Konstantin Novoselov ont reçu le Prix Nobel de physique pour avoir isolé le graphène.

GraphenLayer

Le graphène, constitué d’une couche de carbone d’un seul atome d’épaisseur présente des propriétés en matière de conductivité électrique et thermique et de résistance mécanique. Et comme nous l’explique  RTFLASH.FR, dans son article daté du mardi 26 juillet 2011, « Pour l’obtenir, on savait déjà séparer les différentes couches de graphène qui composent les nanotubes de carbone, à l’aide d’un traitement à base d’oxygène. Mais cette méthode donne des nanorubans de carbone sur lesquels des atomes d’oxygène restent accrochés. Une équipe de chercheurs de l’Université d’Umea (Suède) vient de démontrer qu’il était possible de séparer ces couches en traitant les nanotubes à l’hydrogène.”

Et chose très intéressante, les nanorubans obtenus portent eux aussi des molécules d’hydrogène, de ce fait nous ne parlons plus de graphène mais de graphane, matériau très intéressant car celui-ci une fois chauffé, libère des hydrogènes qu’il avait auparavant stocké. Delà à en faire une éponge anti-pollution en nanotubes de carbone, il n’y a qu’un pas, en fait un pas de 2 ans.

Deux ans qui ont permis d’aboutir, grâce aux recherches des chercheurs américains issus des Rice University et Penn State University, pour fabriquer une éponge permettant de nettoyer les flaques de pétroles de part une utilisation particulière des nanotubes de carbones. L’éponge développée par ces chercheurs est à la fois hydrophobe et lipophile (comprendre : sa répulsion pour les molécules d’eau lui permet de flotter, et son affinité avec l’huile l’aide à capter le pétrole). Selon l’expérience décrite dans l’article du Scientific Report, intitulé – Covalently bonded three-dimensional carbon nanotube solids via boron induced nanojunctions, l’éponge absorbe jusqu’à 100 fois son propre poids en hydrocarbure, et une fois le pétrole absorbé, elle peut être nettoyée par combustion, et être réutilisée.

Pour mieux comprendre le pourquoi du comment, voici à nouveau un extrait de l’article de RTFLASH.fr : « Jusqu’ici, les constructions tridimensionnelles en nanotubes pêchaient en effet par leur faible cohésion. Les différentes couches de carbone, enroulées sur elles-mêmes pour former les nanotube, n’étaient pas solidement maintenues entre elles. Grâce à l’ajout d’atomes de bore lors de la synthèse des feuilles de carbone, les chercheurs sont parvenus à  créer de doubles-liaisons physiques, particulièrement robustes, entre les atomes. »

Vous imaginez si ce procédé était utilisé pour étanchéifié tel ou tel conduit, et le risque de pollution seraient proche du zéro défaut.

l’éponge – source image Scientic Report

l’éponge – source image Scientic Report

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